À propos de l'œuvre

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Brazil est la première oeuvre que la Fondation Liedts-Meesen a achetée pour décorer les lieux de rencontre de Zebrastraat. Le jeudi 22 mars 2005, Panamarenko a lui-même aidé à installer la sculpture. Celle-ci est également une de ses dernières oeuvres, vu que, le 29 septembre 2005, jour de l'ouverture de la grande rétrospective Panamarenko aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, il a annoncé la fin de sa carrière artistique.

Depuis son enfance, Panamarenko est obsédé par le désir de défier la gravité. Il est fasciné par les avions, par l'aérodynamique et par les engins qui se déplacent de leurs propres forces.

Une scène du film Brazil de Terry Gilliam en 1985, où le principal personnage rêve de voler de ses propres forces, a inspiré Panamarenko pour cette sculpture. Le film traite de la puissance de l'imagination qui offre la possibilité d'échapper à une société structurée. Panamarenko s'identifie avec le personnage du film qui veut fuir la réalité et l'absurdité de la société. Il est bon de savoir que la sculpture a été créée à Michelbeke, un village dans les Ardennes flamandes pour lequel il a quitté la métropole anversoise. Là, il a le temps et l'espace pour tester ses engins.

« L'homme devrait décoller lorsqu'il atteint une vitesse de 40 km à l'heure », dit Panamarenko. «Pour l'aider, il porte sur son dos un moteur qui le propulse avec une force équivalente à 12 kg. C'est un principe tout simple». Selon lui, un des grands malentendus est que beaucoup de gens pensent que ses constructions et assemblages ne marchent pas. "Ils fonctionnent pour nonante pour cent, mais c'est pour moi un fait certain et pour les autres quelque chose à découvrir. En effet, le rêve subsiste. » Ce qui importe pour Panamarenko, ce sont la conception et le temps d'essais et d'erreurs.

La sculpture est composée d'une structure avec des ailes pliables en divers matériaux et un moteur électrique. L'artiste a donné au premier dessin conceptuel de son oeuvre le nom de Brazil Ornitopter, amalgame des mots grecs « ornis » (oiseau) et « pteron » (aile), en bref "vol d'oiseau". Panamarenko a lui-même été un modèle pour cette sculpture, portant au dos une aile pliable d'une envergure de plus de six mètres. L'artiste porte l'uniforme d'un officier de l'armée confédérée de la guerre civile américaine, afin de donner une image aussi réaliste que possible suivant sa propre apparence.